• Retrouvailles de quadragénaires

    Retrouvailles de quadragénaires

    En décembre dernier, 2 anciens camarades de lycée (une Bergeracoise et un Marseillais) ont été les initiateurs de retrouvailles des lycéens Carcassonnais que nous fûmes de 1985 à 1988.

    L'idée leur vint dès l'été, tout légèrement. Ils la soumirent à quelques autres de leurs contacts et l'effet " boule de neige" qui en résulta accéléra la réalisation des retrouvailles. Plusieurs, très enthousiastes, organisèrent le week-end dans un gîte très agréable, près de la ville de notre jeunesse. Une vingtaine de quadras se retrouvèrent, dont la plupart ne s'étaient pas revus depuis leurs 18 ans ! 

    Bien sûr, les 2 jours furent un moment de grande joie pour tous, et nous nous sommes promis de renouveler ces retrouvailles. D'ailleurs en mai, une partie, accompagnée des conjoints, se retrouvera à Prague où vit l'un des participants.

    Au delà de l'anecdote, je ne me rendais pas compte à quel point une plongée dans le passé pouvait " bouleverser " mon quotidien si   parfaitement organisé. Je m'explique. 

    Retrouvailles de quadragénaires

    Retourner sur les lieux de mon enfance, de ma jeunesse, c'est revoir les paysages qui ont imprégné ma mémoire.

     M'y retrouver plongée et surtout respirer les odeurs de garrigue (ma garrigue !) au petit matin, c'est se retrouver des dizaines d'années en arrière et avoir la larme qui perle au coin de l'oeil, à l'insu de son plein gré (!) ...

    Que dire lorsque j'ai vu que les cailloux calcaires portaient toujours les traces fossilisées de la vie marine passée! J'avais oublié ces moments d'enfance de chasse aux trésors : fossiles, escargots, thym...

    Passer, à cette occasion, quelques nuits chez son père, sans ses enfants, sans son homme, c'est se retrouver jeune fille car il est bien connu que je reste toujours sa petite fille, même à 41 ans !

    Les jours et mois, qui ont suivi ces retrouvailles, la mémoire m'est revenue, sollicitée par la remontée de tous ces souvenirs enfouis : joie,nostalgie et tristesse mélées. Mais surtout, aujourd'hui, j'ai pris conscience que le temps a passé et que je n'ai plus 20 ans. Cela ne m'avait pas encore effleuré l'esprit tant ma vie, jusqu'alors soumise aux contraintes et ambitions, défilait vite.

    Je pense arriver à un tournant de l'existence : 42 ans. La fameuse crise de la quarantaine ? Me serais-je ainsi questionnée si je n'avais pas revu mes copains et amis d'avant ?

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Armelle33
    Mercredi 18 Avril 2012 à 11:22

    C'est émouvant, c'est sûr. Crois-tu que cela modifiera tant que ça ton quotidien ? Pour ma part je suis toujours en contact avec des amis de collège et de lycée. Ceux que j'ai revus vivent leur vie comme moi, et même si nos entrevues sont des moments de joie, rien ne semble pouvoir arrêter la machine de la vie. Je l'ai expérimenté particulièrement avec mon ex-meilleure amie. Quand c'est top tard, c'est trop tard, dommage. J'espère qu'il n'en sera pas ainsi pour toi.

    2
    Mercredi 18 Avril 2012 à 15:28

    En prenant conscience que ce qui a été moteur dans mes projets de vie, jusqu'à présent, est arrivé à maturité, il faut bien que je m'intéresse à d'autres choses, peut-être moins centrées sur une satisfaction égoïste ( n'ayons pas peur des mots ). 

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